En attendant, notre grande voisine, Versailles, ne se prive pas (à juste titre) de communiquer sur l'exemplarité de son engagement dans le zéro-phyto.
Désormais, les 1275 hectares d'espaces verts versaillais ne reçoivent plus d'anti-germinatif, d'herbicide, d'insecticide, de traitement sélectif du gazon, de traitement anthracnose, ni d'anti-limaces. Soit un total de 101.000 litres de produits chimiques et 40 kg d'anti-limaces en moins par an ! Et à Buc ??
Le magazine d'information de la ville de Versailles (n° de mars 2010) explique quelques solutions alternatives choisies :
- Plantation d'espèces résistantes à la sècheresse, notamment à bulbes.
- Acceptation par endroits d'un peu d'herbe spontanée et d'un engazonnement naturel ...
- Création de bâches de récupération des eaux, parsemées dans la ville. L'eau récupérée permet d'arroser les trottoirs et les jeunes arbres. Investissement : 22.000 € la bâche subventionné à 30% par l'agence de l'eau et amorti en 1 an par les économies d'eau engendrées.
- Un comptage des insectes phytophages et des insectes auxiliaires (qui mangent les premiers) a démontré que ces populations s'équilibraient naturellement. Donc inutile de sortir l'artillerie lourde.
- Pour les limaces, ils ne disent pas ce qu'ils font ...
Alors, qui peut me dire combien de litres de produits phytosanitaires s'infiltrent dans les nappes phréatiques sous Buc ou dans la Bièvre, l'étang du Pré Clos, etc. Mais aussi dans nos organismes par passage systémique ...
Mini chimie, maxi survie !